Éviter Powerpoint

jeudi 1er septembre 2011, par ID

Peut-être est-ce un appel du pied, peut-être pas, en tous cas c’est une requête qui a abouti sur ce site. Et donc je me suis demandé à mon tour comment éviter Powerpoint.

Pour dire la vérité, j’avais déjà une solution partielle à cette question pour la bonne raison que je me suis rendue compte que préparer une formation en faisant un Powerpoint bien propre et comme je veux, ça prend du temps et si c’est incontournable pour le logiciel en question, dans d’autres cas…Si la question concernait des alternatives au logiciel, il existe Impress dans la suite LibreOffice [1] qui fonctionne sur tous les ordinateurs et peut même être utilisé en version portable sur une clé usb. Bon il y a aussi Keynote… mais c’est Apple et bon voilà, quoi.

Si la question concerne plutôt, comme je le pense, comment faire sans. La réponse est, ça dépend : de l’objet de l’intervention et de son cadre (sans parler du budget mais bon).

 Une ou des images

Par exemple, j’ai trouvé plus simple, quand j’anime la session de formation Passeport Internet, de projeter une image au début qui essaie de faire le tour du jargon. Ce qui donne une orientation à la session et permet de mieux définir les points à aborder, lesquels tiennent compte aussi des connaissances de stagiaires. On peut y revenir en cours de formation pour voir où on en est.

On peut imaginer une image de ce type dont on barrerait au fur et à mesure les points abordés, un logiciel comme Inskape est tout à fait indiqué, pourquoi pas Draw (inclus dans la suite LibreOffice).

Avantage, si on fait des blocs, on peut les déplacer, dessiner des ensembles autour.

 Le logiciel lui-même

J’avoue que je ne vois pas l’intérêt de s’enquiquiner à faire une présentation sur un logiciel dans le cadre d’une formation, autant se jeter à l’eau tout de suite.

 Le tableau, de papier ou non

Tout simplement… ce n’est, évidemment valable que dans le cadre d’un petit groupe, mais c’est terriblement efficace et nettement plus interactif qu’une présentation en outre les « paperboards » n’étant pas effaçables, on retrouve les notes d’une journée sur l’autre. Un de mes clients m’a même dit une fois (raison pour laquelle il voulait que je le forme sur Powerpoint d’ailleurs) que ses stagiaires trouvaient qu’il était nettement plus efficace quand il ne passait pas de présentation. Ce que je confirme d’ailleurs.

Cela dit, pendant que j’y pense, si on sait que l’on aura un tableau magnétique on peut préparer des éléments magnétiques à poser sur le tableau et à répartir et bouger en fonction de l’intervention (et puisque j’y pense…). On trouve des planches de « magnets » à découper très facilement dans les boutiques de loisirs créatifs au rayon « scrapbooking », il me semble qu’on doit aussi pouvoir se procurer des plaques pour tableau blanc magnétique (donc découpables à merci) dans les catalogues de fourniture de bureau, sans parler des peintures magnétiques des grandes surfaces de bricolage. Et, de toute façon, on peut préparer des éléments en papier ou bristol que l’on maintiendra à l’aide d’aimants ou de ruban adhésif.

 Les cartes heuristiques

En anglais on dit mind mapping, c’est plus court mais j’aime moins, sans doute l’idée qu’on fasse le tour de mon cerveau. On peut les faire à la main, ou passer par l’ordinateur. Il existe plusieurs logiciels, dont, par exemple, le logiciel libre Freemind.

C’est un système qui fonctionne à base d’arborescence et qui peut être interactif. En tous cas plus finalement que Powerpoint.

 L’outil qui a servi à faire le fichier informatique

Entre nous, un tableau un peu touffu sera beaucoup plus lisible directement montré sur son logiciel d’origine que dans une présentation. Un graphique associé aussi.Je n’ai sûrement pas fait le tour de la question mais il y a quelques réponses.


[1Ou Open Office, LibreOffice étant la version encore plus libre d’OpenOffice.