Une distribution linux, oui mais laquelle ?

mercredi 25 octobre 2017, par ID

Titre trompeur qui cache un récit de mon expérience personnelle en matière de distribution Linux, ou GNU/Linux en particulier et de systèmes informatiques en général.

Au millénaire précédent, quand on me demandait quel ordinateur choisir, question qui, en fait, signifiait : « pour quel système opter ? », je répondais par « celui que les gens autour ont afin de trouver de l’aide facilement ». Cela reste vrai, et même encore plus.

 Retour sur mes premiers pas sous Linux

La toute première distribution Linux que j’ai essayé c’était Mageia 5 sur mon vieux notebook alors sous XP et c’était en 2015. J’avais profité des RMLL 2015 à Beauvais pour faire sauter le pas à ce petit ordinateur. Pour des tas de raisons qui ne sont pas liées forcément à la distribution, cela n’a pas été satisfaisant.

Logo d'OpenSuseÀ la suite de ça, à l’occasion de l’Open Source Summit suivant les RMLL, je suis repartie avec une clé OpenSuse pour l’installer à la place de Mageia. Avec un résultat nettement moins mitigé, sauf que j’ai tout cassé récemment en voulant installer une version récente de LibreOffice. Je me demande si, finalement, il ne va pas revenir en Mageia 5 ou alors passer sous Emmabuntus.

Jusqu’à présent tout cela se passait sur un petit ordinateur dont je me sers peu. Cela reste donc assez peu intéressant.

 Linux sur mon ordinateur principal

Avec un nouvel ordinateur plus puissant, il devenait envisageable d’avoir du Linux soit en version double démarrage, soit en émulation Windows de façon à pouvoir continuer à travailler avec la suite MS Office quand c’est nécessaire.

Logo d'UbuntuPremier essai, installé par la personne qui m’a vendu la machine : Ubuntu (j’aurais préféré Fedora mais bon). Le très bon point c’est que ma vieille et pas chère imprimante tout-en-un a été reconnue tout de suite sans autre formalité. Les très mauvais points, outre le fait que j’ai vite oublié mon mot de passe administrateur, c’est d’une part l’application parasite Amazon et, d’autre part, l’aspect de l’interface, que je ne supporte tout simplement pas. Rien de vraiment rationnel dans le deuxième point, mais démarrer sur du rose et du orange, c’est au-dessus de mes forces, ça et le fait que je n’ai pas pu transporter mon profil Thunderbird dans la version Ubuntu.

Et là on passe à la dernière version : j’ai profité du fait que le stand de Mageia était voisin de celui de La Mouette [1] à la Fête de l’Humanité, pour faire passer mon ordinateur de travail sous Mageia 6 après avoir hésité et demandé sur le stand d’Ubuntu si on ne pouvait pas me débloquer le mot de passe administrateur (et acheté d’ailleurs auparavant le cd de la 16-04 dans l’hypothèse de faire moi-même le travail).

Logo de MageiaDepuis, je travaille sous Mageia 6, j’ai fait des formations sur les suites bureautiques libres avec cet ordinateur, les stagiaires étant sous Windows 10. Aucun problème : les interfaces et les fonctionnalités sont identiques d’un OS à l’autre, mes profils Firefox et Thunderbird sont passés d’un OS à l’autre sans problème. Ah oui ! Ma vieille imprimante tout-en-un est reconnue aussi. Je ne suis pas persuadée qu’elle aurait passé le cap d’une mise à jour importante de Windows 10.

 Les leçons

En fait entre les Linux avec lesquels j’ai joués et Windows : les différences sont assez minces. Je dirais même que les Linux sont beaucoup plus faciles à utiliser pour un utilisateur lambda qui ne bidouille pas ne cherche pas particulièrement à personnaliser sa machine, ni encore à utiliser des logiciels ou des versions d’applications qui ne sont pas dans la bibliothèque de la distribution. En plus, c’est plus sécurisé.

Il y a un point qui m’a arrêté un temps : c’est la synchronisation entre Thunderbird et mon téléphone. Finalement, comme j’avais déjà souscrit à un système de nuage, que j’ai été bien conseillée au sujet de l’application pour mon téléphone et que les tutoriels de zaclys sont bien faits. Cela peut concerner tout le monde, d’où l’intérêt d’opter pour une distribution pour laquelle on peut compter sur de l’aide.

Sinon, effectivement, cela demande une phase d’apprentissage surtout si on veut aller plus loin : installer d’autres logiciels par exemple ou encore synchroniser son téléphone (contacts et agendas) sans passer par une instance externe, ce que je ferai plus tard.

 Quelle distribution Linux choisir ?

Revenons au titre de l’article : quelle distribution et sur quelles bases ?

Ben, c’est-à-dire que, même après avoir lu divers articles un peu partout sur le choix d’une distribution, sauf cas très particuliers : âge de l’ordinateur, besoins spécifiques (serveur par exemple), je n’ai pas vu de critères objectifs et rationnels très déterminants.

Florilège de mes réponses quand on me pose la question :

  1. les gars d’Emmabuntus, Fedora, Mageia, OpenSuse, Ubuntu [2] sont très sympas ;
  2. si tu veux la dernière version de LibreOffice sans l’installer toi-même : Fedora, en plus c’est bleu ;
  3. prends-en une dont l’interface te plait [3], par exemple, j’aime le bleu c’est aussi pour ça que je suis revenue à Mageia où je me sens finalement bien à l’aise (et j’aime bien le nom) ;
  4. plus sérieusement  : choisis une distribution pour laquelle tu sais que tu trouveras de l’aide facilement, dans ton entourage, en ligne, etc. et si tu vas à une install-partie, celle qu’on t’installera.

En fait, pour les entreprises, le problème se pose exactement de la même façon : avoir un interlocuteur qui maitrise la distribution pour en assurer la maintenance, c’est très exactement le critère le plus important, voire, le seul dans la plupart des cas.

 Pour aller plus loin

  • le site d’Emmabuntus ;
  • le site de Fedora ;
  • le site de Mageia ;
  • le site d’OpenSuse ;
  • le site d’Ubuntu ;
  • linuxfr.org où on trouvera de l’information, de l’aide et des actualités ;
  • l’Agenda du libre pour trouver une install-partie ou tout autre manifestation autour du libre et signaler les siennes ;
  • Librepc, boutique lyonnaise Linux et logiciels libres qui m’a installé mon Mageia aux petits oignons ;
  • la mère zaclys, le CHATONS qui héberge mon nuage ;
  • l’article de Wikpedia sur les distributions Linux.

[1Association pour une bureautique libre.

[2Liste non limitative, ce sont tout bonnement ceux que j’ai rencontrés sur des salons.

[3Même si on peut bien personnaliser et choisir son bureau.