Des mises à jour sans stress

mercredi 17 janvier 2018, par ID

Utilisateurs d’un ordinateur sous Windows, vous avez très probablement connu l’angoisse de la mise à jour, quand elle ne vous a pas été imposée de force, je pense notamment au passage sous Windows 10 que j’ai, comme des millions de personnes, dû subir sans forcément le vouloir. En changeant de système, tout cela change également.

 Les mises à jour sous Windows c’est…

Des messages de plus en plus insistants pour vous dire qu’il faut mettre à jour et redémarrer. Et, si on ne fait pas trop attention aux messages, que l’on clique par erreur, ou pour tout autre raison, une mise à jour qui se fait soudain, même en ayant configuré la machine pour qu’elle ne se mette pas à jour n’importe quand. [1] Et, si on peut choisir les mises à jour, il faut aller les chercher soi-même dans les paramètres du système. De toute façon, ça ne met pas à jour les applications.

Un ordinateur inutilisable pendant ce temps, qui peut durer longtemps.

Une angoisse, légitime, quand on a des périphériques pas très récents, et pourquoi changerait-on de Tout-en-un quand celui-ci fonctionne parfaitement, sur leur capacité à être toujours supportés par le système, sachant que les constructeurs n’ont pas forcément une politique de mise à jour de leurs pilotes très aboutie.

 Avec Mageia

Ce qui est bien avec Mageia, et les autres Linux, c’est qu’on ne vous force pas la main pour les mises à jour. Tout commence par une notification en bas de l’écran qui vous signale leur existence. À ce stade, on peut ignorer. Et si, comme moi, venant de Windows et n’ayant pas envie d’interrompre le travail en cours, on le fait au début.

Quand on donne son accord, Mageia vous demande d’entrer votre mot de passe, à ce stade on peut toujours annuler.

Authentification
Saisie du mot de passe utilisateur pour lancer le processus de mise à jour dans Mageia.

Ensuite, le système vous indique quelles sont les mises à jour disponibles, ce qui inclut les logiciels de la distribution. Notez qu’il est possible de les choisir et, bien sûr, de quitter si on ne veut pas qu’elles se fassent.

Mageia : sélection des mises à jour
La liste des mises à jour, on peut faire des choix, tout sélectionner ou quitter.

Puis, ultime vérification, Mageia vous indique le nombre de paquetages qui vont être installés. Un dernier remord ? On clique sur Non et l’opération s’interrompt sans autre forme de procès.

Confirmation
On peut toujours changer d’avis, Mageia vous demande de confirmer le lancement de la procédure.

Quand on a cliqué sur le bouton Oui, les mises à jour se font, en arrière-plan, sans s’immiscer, ni interrompre votre travail en cours.

À la fin de l’installation, le Gestionnaire de logiciels de Mageia vous signale qu’il a bien fait son travail. On clique sur Quitter, et c’est tout.

Et voilà le travail !
Fin de la procédure : Mageia indique la liste des paquetages de logiciels mis à jour. Tout s’est bien passé.

Il peut arriver qu’un redémarrage soit nécessaire, dans ce cas, le système vous l’indique, mais ne décide pas à votre place. Et la prochaine fois que vous redémarrerez, il le fera sans vous faire patienter des heures pour cause de mise à jour.

Je récapitule : pas de mise à jour forcée, un ordinateur que l’on peut continuer à utiliser pendant que les mises à jour se font, pas de redémarrage imposé, mise à jour concomitante des applications de la distribution, pas de risque de voir vos périphériques abandonnés comme des vieilles chaussettes.

Et le tout n’a duré que quelques petites minutes. Rédiger cet article m’a pris beaucoup, beaucoup plus de temps.

Quand est-ce que vous aussi vous passez sous Linux ?


Pour compléter : Les mises à jour de Windows en un commitstrip.


[1Sauf dans le contexte d’une entreprise avec une véritable administration du parc des machines, quoique. Mais les particuliers et les petites entreprises connaissent cela.