Double démarrage ou VirtualBox ?

mardi 7 novembre 2017, par ID

Parce qu’on peut avoir besoin de programmes qui n’existent que sur un système (OS), en utiliser de différents sur un seul ordinateur peut s’avérer utile, voire indispensable. Personnellement j’ai fait l’expérience avec les deux variantes : double démarrage et VirtualBox dans l’idée d’avoir à la fois une distribution Linux et un Windows sur ma machine.

Petite, et indispensable précision : dans les deux cas, évidemment, si l’idée est d’utiliser un Linux et Windows, il faut avoir une licence Windows et, tout aussi évidemment, avoir également une licence des programmes le cas échéant.

 Le double démarrage

Le principe : on a les deux systèmes en parallèle. On démarre soit sur l’un, soit sur l’autre.

L’intérêt : on a deux « blocs » bien séparés, chacun dans sa partition. Et comme on démarre soit sur un OS soit sur un autre, on peut travailler avec des applications gourmandes en ressources sans ralentissement. C’est parfait pour tester à fond des OS.

Inconvénient : pour passer de l’un à l’autre, il faut redémarrer et il faut faire attention au démarrage pour aller sur l’OS désiré. En fonction des systèmes installés, en effet, sans action de votre part l’ordinateur peut soit démarrer sur le premier OS soit sur celui sur lequel on travaillait dans la précédente session. C’est donc assez lourd et ça ne pousse pas vraiment à changer d’OS.

 VirtualBox

Le principe : la VirtualBox est une application qui permet d’exécuter virtuellement un OS sur une machine à partir d’un autre OS (en gros).

VirtualBox
Windows 7 est en fonction et la VirtualBox montre un aperçu du travail en cours, ici Ms Word.

L’intérêt : on peut passer d’un système à l’autre sans avoir besoin de redémarrer et, quand on a deux moniteurs, on peut même travailler simultanément et plutôt confortablement sur les deux OS, on peut faire des captures d’écran des deux en même temps, etc. C’est idéal quand on travaille sur un système « principal », dans mon cas Mageia, et qu’on doit aussi utiliser de temps à autre des programmes qui sont développés pour un autre OS.

Inconvénient : les deux systèmes travaillant ensemble, il faut une machine assez puissante et cela peut poser des problèmes de ralentissement pour des applications très gourmandes quand VirtualBox est lancé. Sinon non, évidemment.

 VirtualBox adopté, pour quels besoins spécifiques ?

En ce qui me concerne, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai mis du temps à passer sous Linux, j’ai besoin de la suite Ms Office. Par ailleurs j’ai des petites applications [1] développées il y a fort longtemps pour Windows, qui tournent encore, n’ont pas d’équivalent et dont j’ai un besoin sporadique [2]. Il y avait aussi la formidable Boite à couleurs, petit module de couleurs, du défunt site pourpre.com. Mageia en propose un, avec moins d’options de formats de couleurs, mais plus précis et plus pratique. Et enfin mon bien aimé Amanuensis que je préfère à Calibre.

MsOffice 2016 s’est installé sans problème [3] et fonctionne tout à fait normalement. J’avoue, je craignais de tomber sur des difficultés, mais en fait pas du tout.

Les autres applications pré-citées fonctionnement très bien elles aussi. Tous les autres logiciels que j’utilise sont libres et développés pour de multiples plateformes, quand ils ne figurent pas au catalogue de la distribution. Et, quand ils n’existent pas, il y a des équivalents, comme l’éditeur Notepadqq qui remplace tout à fait Notepad++.

En définitive, maintenant, je jouis du luxe suprême de travailleur sous Mageia avec un environnement de bureau (KDE pour ne pas le nommer) que je commence à configurer aux petits ognons et avec lequel j’arrive à faire deux ou trois choses que je ne pouvais pas faire avec Windows. Pour tout dire, c’est même plus ergonomique surtout avec deux écrans.

 Pour aller plus loin


Pour compléter : Télécharger l’application (en anglais)


Personnellement, hormis pour une application très très spécifique, un genre de « tableau blanc » installé pour un client et chez lui, qui n’a été développée que pour MacOS et Windows, je ne vois plus guère de raison de continuer à avoir un ordinateur sous Windows.


[1De tricot pour tout dire.

[2En attendant que je fasse les miennes, ce que j’ai déjà commencé.

[3Où presque, il a fallu que j’installe aussi Firefox, car le navigateur de Microsoft n’acceptait pas le site de téléchargement de Microsoft.