Différences entre les types d’images
Les images dites « matricielles » sont des images dont l’unité de base est le pixel, un petit rectangle ou un carré. Les formats d’images matricielles les plus courants sont le PNG, le JPEG (.jpg) et le WEBP. Il y en a d’autres, le format TIFF par exemple. C’est dans ces formats (le JPG) le plus souvent que les appareils photos numériques enregistrent ces images.
La définition en pixels fait que, quand on les agrandit ou on les rapetisse, les pixels changent de taille et l’image de qualité. Quand on agrandit une image matricielle, notamment, elle devient pixelisée, et, par contrecoup, floue.
Les images vectorielles sont des images au format SVG qui est un format basé sur le langage de balisage XML. Un langage de la même famille que le HTML. Une image vectorielle est, grosso modo, une succession de points dont les coordonnées sont enregistrées avec leurs attributs (couleurs, relations, etc). Cela fait qu’elles peuvent être agrandies ou rétrécies sans distorsion. Mais, évidemment, une image de qualité « photo » sera plus lourde qu’une image matricielle équivalente.
Numériser l’image
Non que la numérisation soit compliquée. Si votre logiciel de numérisation peut le faire, il faut « nettoyer » l’image à ce stade.
Avec le logiciel de numérisation pour Linux, Xsane par exemple, en mode Visionneuse, aller sur Filtre > Déparasitage ① et régler le niveau ②. Dans l’exemple, 2 est suffisant. Il faut tester, comme d’habitude, pour voir ce qui rend le mieux.
Importer l’image dans Inkscape et la vectoriser
Pour l’importer, on peut aller sur Fichier > Importer,) faire le raccourci clavier Ctr+i,
ou encore cliquer sur l’icône ad hoc de la barre d’outils.
Pour la numériser, l’image étant, bien évidemment sélectionnée, aller sur Chemin > Vectoriser un objet matriciel, ou faire le raccourci clavier Maj+Alt+B.
Il pourra être utile de jouer avec les réglages, ici le seuil de luminosité. Cocher la case Aperçu en direct permettra, comme son nom l’indique, de voir ce que l’on fait. C’est donc ce que je préconise, cela va sans dire. Cliquer sur le bouton Mettre à jour pour avoir le rendu.
Ici, j’ai augmenté le seuil de luminosité, ce qui rend le trait plus foncé. Et comme, cela semble correct, j’ai cliqué sur le bouton Appliquer (qui ne figure pas sur l’illustration d’ailleurs).
Inkscape rajoute la version vectorisée sur l’image matricielle. En déplaçant cette dernière, on peut voir son rendu définitif.
Noter que, si on a, par exemple, seulement du texte sur un fond en couleurs, Inkscape est capable de le comprendre et il ne vectorisera que le texte (qui restera en « chemin » toutefois, il ne sera pas transformé en texte).
Simplifier une image vectorisée
Pour alléger une image ainsi vectorisée ou la retravailler plus tard, il peut être utile de la simplifier. On peut le faire manuellement, évidemment (ce que j’ai, malgré tout, tendance à faire). Mais Inkscape propose une fonctionnalité qui peut, dans certains cas, faciliter le travail.
Au plus simple, sélectionner la version vectorielle et aller sur Chemin > Simplifier (c’est en bas) ou faire le raccourci clavier Ctrl + L.
Cela va simplifier sans autre formalité.
Les effets, évidemment, varient, selon l’image.
Le résultat peut, cela dit, déformer l’image. Dans l’exemple, j’ai abandonné l’idée de simplifier les chemins. Ci-dessous, on voit les trois états :
- l’image d’origine,
- la version vectorisée « brute » ;
- la version vectorisée « simplifiée ».
Il est également possible de simplifier plus finement en allant sur l’icône de chemin ② dans la barre d’outils. Il faut choisir l’outil Simplifier (Simplify) ①. On a accès à différents réglages. Il est même possible de définir des paramètres par défaut.
Notez que les paramètres vont dépendre du type et de la qualité technique de l’image et que cette opération est gourmande en ressources de mémoire.
Sur ce, amusez-vous bien.