Une
question que je me suis posée, pas tant parce que je suis en train de préparer une session de formation où on me la posera, mais surtout parce que je devais en mettre un en ligne dans le cadre d’un projet. Continuer la lecture
Refonte de site
La nouvelle version du site des Antiquités du 12me vient d’être mise en ligne.
De statique il est passé sous Spip sans problème et sans interruption de service surtout.
Éviter Powerpoint
Peut-être est-ce un appel du pied, peut-être pas, en tous cas c’est une requête qui a abouti sur ce site. Et donc je me suis demandé à mon tour comment éviter Powerpoint.
Pour dire la vérité, j’avais déjà une solution partielle à cette question pour la bonne raison que je me suis rendue compte que préparer une formation en faisant un Powerpoint bien propre et comme je veux, ça prend du temps et si c’est incontournable pour le logiciel en question, dans d’autres cas…
Si la question concernait des alternatives au logiciel, il existe Impress dans la suite LibreOffice 1 qui fonctionne sur tous les ordinateurs et peut même être utilisé en version portable sur une clé usb. Bon il y a aussi Keynote… mais c’est Apple et bon voilà, quoi.
Si la question concerne plutôt, comme je le pense, comment faire sans. La réponse est, ça dépend : de l’objet de l’intervention et de son cadre (sans parler du budget mais bon).
Une ou des images
Par exemple, j’ai trouvé plus simple, quand j’anime la session de formation Passeport Internet, de projeter une image au début qui essaie de faire le tour du jargon. Ce qui donne une orientation à la session et permet de mieux définir les points à aborder, lesquels tiennent compte aussi des connaissances de stagiaires. On peut y revenir en cours de formation pour voir où on en est.
On peut imaginer une image de ce type dont on barrerait au fur et à mesure les points abordés, un logiciel comme Inskape est tout à fait indiqué, pourquoi pas Draw (inclus dans la suite LibreOffice). Avantage, si on fait des blocs, on peut les déplacer, dessiner des ensembles autour.
Le logiciel lui-même
J’avoue que je ne vois pas l’intérêt de s’enquiquiner à faire une présentation sur un logiciel dans le cadre d’une formation, autant se jeter à l’eau tout de suite.
Le tableau, de papier ou non
Tout simplement… ce n’est, évidemment valable que dans le cadre d’un petit groupe, mais c’est terriblement efficace et nettement plus interactif qu’une présentation en outre les « paperboards » n’étant pas effaçables, on retrouve les notes d’une journée sur l’autre. Un de mes clients m’a même dit une fois (raison pour laquelle il voulait que je le forme sur Powerpoint d’ailleurs) que ses stagiaires trouvaient qu’il était nettement plus efficace quand il ne passait pas de présentation. Ce que je confirme d’ailleurs.
Cela dit, pendant que j’y pense, si on sait que l’on aura un tableau magnétique on peut préparer des éléments magnétiques à poser sur le tableau et à répartir et bouger en fonction de l’intervention (et puisque j’y pense…). On trouve des planches de « magnets » à découper très facilement dans les boutiques de loisirs créatifs au rayon « scrapbooking », il me semble qu’on doit aussi pouvoir se procurer des plaques pour tableau blanc magnétique (donc découpables à merci) dans les catalogues de fourniture de bureau, sans parler des peintures magnétiques des grandes surfaces de bricolage. Et, de toute façon, on peut préparer des éléments en papier ou bristol que l’on maintiendra à l’aide d’aimants ou de ruban adhésif.
Les cartes heuristiques
En anglais on dit mind mapping, c’est plus court mais j’aime moins, sans doute l’idée qu’on fasse le tour de mon cerveau. On peut les faire à la main, ou passer par l’ordinateur. Il existe plusieurs logiciels, dont, par exemple, le logiciel libre Freemind.
C’est un système qui fonctionne à base d’arborescence et qui peut être interactif. En tous cas plus finalement que Powerpoint.
L’outil qui a servi à faire le fichier informatique
Entre nous, un tableau un peu touffu sera beaucoup plus lisible directement montré sur son logiciel d’origine que dans une présentation. Un graphique associé aussi.
Je n’ai sûrement pas fait le tour de la question mais il y a quelques réponses.
- Ou Open Office, LibreOffice étant la version encore plus libre d’OpenOffice. ↩
Un site plurilingue, pourquoi, comment
Il y a quelques années, on trouvait une foultitude de sites, certains mêmes commerciaux qui proposaient des boutons de langues aboutissant à ces merveilleuses traductions automatiques qui sont encore loin d’être parfaites.
Le phénomène s’est tassé, heureusement, ou dommage car c’était assez drôle, je me souviens d’une boutique américaine qui invitait ses visiteurs à piquer des marchandises.
Plurilingue, oui, mais pourquoi ?
À la réflexion, je pense que les concepteurs étaient un peu grisés par la possibilité que leurs sites soient lus dans le monde entier et la réflexion n’allait pas plus loin. Mais bon, ça ne suffit pas vraiment comme motif.
En effet, quel est l’intérêt d’avoir un site traduit dans une autre langue que le français si on est incapable de répondre aux messages des autres locuteurs ?
Quel est l’intérêt d’avoir un site traduit dans d’autres langues si ce que l’on y vend ou y expose est essentiellement destiné à une clientèle francophone ? Imaginons que vous soyez un libraire spécialisé en bande dessinée. Soit vos acheteurs potentiels lisent le français, soit, et bien ils vont voir ailleurs pour acheter les Comics américains en langue originale ou les Mangas plus près de chez eux.
Non, on ne fait pas du plurilingue comme ça par plaisir, surtout quand on sait tout le travail que cela signifie… Enfin pas pour un site professionnel en tous cas.
Les questions à se poser dans le cas d’une internationalisation d’un site commercial sont donc :
- est-ce que j’ai la capacité de répondre aux messages en langue étrangère reçus via le site ?
- pour un site vitrine, est-ce que je serais capable de répondre aux visiteurs non francophones ? Si ça n’est pas déjà le cas pour les touristes qui arrivent dans votre boutique, est-il nécessaire de risquer d’en attirer plus à qui, de toute façon vous ne vendrez très probablement rien.
- est-ce que j’ai les moyens 1 de développer, même a minima, une clientèle à l’international (penser aux frais divers : douanes, TVA, taux de change, frais de port etc. ça refroidit hein !) ?
- est-ce que je peux faire vivre la ou les sections en d’autres langues ?
- est-ce que je peux délivrer mes prestations à une clientèle qui ne réside pas à proximité de mon lieu d’exercice ? 2
Un non à l’une de ces questions vous donne la réponse à la nécessité ou non de traduire tout ou partie de votre site en d’autres langues.
Comment ?
Je ne vais pas aborder la question technique qui dépend largement du choix du système de gestion du site, et des moyens (temps et finances) que l’on peut y consacrer, mais du contenu. Parce qu’il ne s’agit pas d’une politique de tout où rien.
Dans le cadre d’une boutique de vente en ligne par exemple, certains produits ne peuvent que difficilement être vendus hors du territoire national, notamment pour des raisons de volume. En revanche, les conditions générales de vente doivent être traduites, pas tant pour des raisons légales que pour d’évidentes raisons commerciales. On évitera donc de faire comme cette boutique suisse qui, d’ailleurs, ne vend que sur le territoire helvète.
Si votre site est celui d’une « vraie » boutique, il faudra prévoir a minima, la page avec votre adresse et vos heures d’ouverture, si le site est plus touffu que cela.
Si l’idée est de présenter, notamment 3 , vos prestations et si vous cherchez à avoir une clientèle plus internationale soit vous adoptez le système d’un blog avec des billets écrits dans les deux ou trois langues que vous pratiquez. Soit vous avez des articles dans une langue ou l’autre selon les sujets. Soit vous choisissez d’avoir des sections dans une ou l’autre langue avec un choix d’articles traduits. Enfin, soit, le site est intégralement dans les langues choisies. Même à l’ONU ils n’y arrivent pas, soit dit en passant.
Quelles conséquences ?
Choisir d’ajouter d’autres langues de consultation à votre site n’est pas neutre. Pour commencer ça prendra plus de temps pour la rédaction. Plus de deux fois plus si vous n’être pas réellement bilingue (ou trilingue). En contrepartie, évidemment vos connaissances linguistiques y gagnent en approfondissement.
Vous allez peut-être être amené à revoir la structure du site, à réorganiser la page d’accueil, voire à retravailler le graphisme. Ça n’est pas obligatoirement négatif, mais cela à un coût qui sans être nécessairement financier peut-être assez important. Personnellement l’internationalisation du site aiguilles-magiques m’a pris quelques jours au lieu des quelques heures escomptées. Bon, d’accord, j’ai fait aussi bêta-testeuse du squelette. C’est fou le nombre de trucs auxquels on peut ne pas penser.
Normalement, après la lecture de cet article, vous avez compris pourquoi ce site va rester monolingue. D’ailleurs passer l’autre en plusieurs langues m’a pris et me prend suffisamment de temps, merci.
- pas que financiers, mais aussi concrets, si vous avez une boutique qui ne pratique pas la vente en ligne ↩
- à moins de viser une clientèle très particulière, comme les riches Américains à Paris, je sais ça fait cliché, pensez-vous vraiment que vous allez pouvoir faire des dépannages de plomberie sur une île perdue du Pacifique alors que vous exercez à Tours où à Maubeuge ↩
- mais ça peut être aussi pour utiliser vos capacités linguistiques, faire partager le fuit de vos loisirs ou de vos réflexions etc., mais j’insiste sur l’aspect professionnel pour faire sérieux quand même ↩
Tricot et sorcellerie, oui on parle bien d’informatique
Le droit à l’erreur

L’informatique, c’est comme le tricot… enfin un peu. On a le droit à l’erreur, il suffit d’un Ctrl+Z (ou Option+Z, c’est selon) pour revenir en arrière et annuler la bêtise qu’on vient de faire, dans certaines limites évidemment. Au tricot, c’est pareil, il suffit de détricoter les mailles ou rangs fautifs et hop on peut continuer, dans certaines limites, évidemment. Parce que détricoter un ouvrage en mohair ça revient à peu près à vouloir annuler les bêtises faites sur un fichier enregistré et fermé.
Soit dit en passant, il est très nettement conseillé, quand vous travaillez sur un site à partir d’un modèle (template, squelette…) de sauvegarder au préalable la version originale de façon à pouvoir y revenir pour comparer ou récupérer les fichiers si, vraiment, vous avez un peu trop forcé sur les modifications1.
Le nom des choses et des fichiers
L’informatique, c’est comme la sorcellerie, enfin à peu près2. Notez que mes connaissances de la sorcellerie se limitent à la lecture de Fantasy, Swords & Sorcery et autres Heroic Fantasy et à l’écoute d’Une nuit sur le mont Chauve de Modeste Moussorgski3. Toujours est-il que, dans ce type d’ouvrages, on insiste assez souvent sur le nom des choses et des êtres. Leur connaissance assurerait un pouvoir sur elles, ce qui rejoint, soit dit en passant ce que je pensais être un adage connu, mais dont je ne retrouve pas de trace, à savoir : « pour connaître une chose il faut savoir la nommer ».
Bref, en informatique, le nom des fichiers et des dossiers est très important, voire primordial. Pas tant parce que ça permet de les retrouver plus facilement, mais surtout parce qu’ils sont parfois impératifs. Notamment, quand on travaille à la conception d’un site. Dans Spip, par exemple, tous les fichiers de votre squelette (c’est-à-dire la structure et la mise en forme de votre site) doivent être dans un dossier appelé squelettes (ce qui est pratique) et les divers éléments rangés dans des dossiers bien définis : styles pour les css, inc pour les éléments inclus dans les pages html de votre site, la page d’accueil doit s’appeler sommaire.html, etc. En ce qui concerne WordPress, tous vos éléments personnalisés sont dans le dossier wp-content ou le CMS sait où les trouver…
Mais le nom des fichiers est aussi très important quand on personnalise le template récupéré ici ou là, tout simplement en vertu du principe qu’un fichier est unique (même nom, même extension) là où il est rangé. Il suffit donc, de remplacer les images d’origine par les vôtres : même nom, même extension, même taille, et le tour est joué sans qu’il soit nécessaire de jeter même un coup d’œil dans le code. Et ça, c’est quand même terrible.
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