Tricot et sorcellerie, oui on parle bien d’informatique

Le droit à l’erreur

icone cms
L’informatique, c’est comme le tricot… enfin un peu. On a le droit à l’erreur, il suffit d’un Ctrl+Z (ou Option+Z, c’est selon) pour revenir en arrière et annuler la bêtise qu’on vient de faire, dans certaines limites évidemment. Au tricot, c’est pareil, il suffit de détricoter les mailles ou rangs fautifs et hop on peut continuer, dans certaines limites, évidemment. Parce que détricoter un ouvrage en mohair ça revient à peu près à vouloir annuler les bêtises faites sur un fichier enregistré et fermé.

Soit dit en passant,  il est très nettement conseillé, quand vous travaillez sur un site à partir d’un modèle (template, squelette…) de sauvegarder au préalable la version originale de façon à pouvoir y revenir pour comparer ou récupérer les fichiers si, vraiment, vous avez un peu trop forcé sur les modifications1.

Le nom des choses et des fichiers

L’informatique, c’est comme la sorcellerie, enfin à peu près2. Notez que mes connaissances de la sorcellerie se limitent à la lecture de Fantasy,  Swords & Sorcery et autres Heroic Fantasy et à l’écoute d’Une nuit sur le mont Chauve de Modeste Moussorgski3. Toujours est-il que, dans ce type d’ouvrages, on insiste assez souvent sur le nom des choses et des êtres. Leur connaissance assurerait un pouvoir sur elles, ce qui rejoint, soit dit en passant ce que je pensais être un adage connu, mais dont je ne retrouve pas de trace, à savoir : « pour connaître une chose il faut savoir la nommer ».

Bref, en informatique, le nom des fichiers et des dossiers est très important, voire primordial. Pas tant parce que ça permet de les retrouver plus facilement, mais surtout parce qu’ils sont parfois impératifs. Notamment, quand on travaille à la conception d’un site. Dans Spip, par exemple, tous les fichiers de votre squelette (c’est-à-dire la structure et la mise en forme de votre site) doivent être dans un dossier appelé squelettes (ce qui est pratique) et les divers éléments rangés dans des dossiers bien définis : styles pour les css, inc pour les éléments inclus dans les pages html de votre site, la page d’accueil doit s’appeler sommaire.html, etc. En ce qui concerne WordPress,  tous vos éléments personnalisés sont dans le dossier wp-content ou le CMS sait où les trouver…

Mais le nom des fichiers est aussi très important quand on personnalise le template récupéré ici ou là, tout simplement en vertu du principe qu’un fichier est unique (même nom, même extension) là où il est rangé. Il suffit donc, de remplacer les images d’origine par les vôtres : même nom, même extension, même taille, et le tour est joué sans qu’il soit nécessaire de jeter même un coup d’œil dans le code. Et ça, c’est quand même terrible.

barre

  1. Avec le tricot, c’est moins simple, en fait
  2. Euh non, je ne parle pas des pratiques magiques de base consistant à redémarrer la machine en cas de pépin.
  3. J’ai bien conscience que, de fait, ma culture en matière de sorcellerie est partielle, voire partiale, mais peu importe.
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La ligne que vous avez demandé ne répond pas

logoWarning: in_array() expects parameter 2 to be array, null given in query.php on line 2399

Ce petit message d’erreur de WordPress plusieurs fois répété, bien que n’ayant pas d’incidence à ma connaissance sur le fonctionnement, m’agaçait chaque fois que j’allais faire un tour du côté des médias dans l’interface privée.

Comment résoudre le problème quand on ne connaît pas grand-chose en php ?

Il y a une première solution : aller dans un forum adéquat, essayer de voir si la réponse n’existe pas déjà. Si oui, la récupérer. Si non… poser la question sur le forum (qui peut réclamer une inscription préalable) et attendre une réponse en croisant les doigts pour qu’elle soit adaptée.

La deuxième solution : copier-coller intelligemment ledit message d’erreur, donc débarrassé des données personnelles dans un moteur de recherche, de préférence entre guillemets.

Ixquick, moteur de recherche qui respecte la vie privée
Cliquer sur la capture d'écran pour la voir en plus grand. Le site que j'ai retenu est cerné de rouge.

Faire un tour sur les résultats. Dans le cas précis, le résultat qui avait, l’air de bien répondre à la question, est en allemand, langue que je connais à peine, disons, en l’espèce juste assez pour subodorer une adéquation entre le contenu de l’article et mon problème personnel. Que faire ?

Un petit coup de traduction automatique tout bonnement ! C’est suffisant pour dégager le sens général du texte et pour, ensuite, prendre une décision.

Que dit ABCD-Web.de ?

Qu’il a rencontré cette erreur agaçante, provenant probablement de la version du CMS (WordPress 3.1.2 préparant au passage à WordPress 3.1.3, ceci entraînant cela) et que, comme toujours dans WordPress, il y a une solution (il n’y a pas qu’avec WordPress, mais passons). Il signale qu’il suffit de modifier la ligne 2388 du fichier query.php (dans wp-includes). Et il propose soit d’intervenir dans le fichier, il donne le code à modifier, soit de télécharger le fichier lui-même et de le mettre à la place de l’autre sur le serveur par ftp, il faut cliquer sur « query » en bas de l’article pour télécharger ledit fichier zippé, qu’il faudra donc décompresser avant de le mettre en ligne.

Dix minutes en tout, temps de sauvegarde préalable « au cas où» du fichier query.php compris. Euh, oui j’ai pris la solution de facilité.

La prochaine fois que vous aurez un message, d’erreur, commencez par le chercher sur internet ; vous gagnerez peut-être pas mal de temps.

PS : d’après ce que j’en comprends, ce blog, mis à part les histoires de famille, a l’air plutôt pas mal intéressant. Une raison de plus pour se (re)mettre à l’allemand ?

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Un jeu de cache-cache

logoSoit un squelette à mettre à jour et modifier. Soit un serveur académique arrêté pour la période estivale. Soit une formatrice et consultante indépendante ni surchargée de travail ni fanatique de mer et de soleil et qui a décidé de profiter du mois d’août pour améliorer squelette et connaissances dudit CMS. Bref un problème si la source de l’information n’est pas disponible.

La solution : le cache de Google

Je ne suis pas fanatique, c’est peu de le dire, du moteur de recherche vedette, mais bon. Tout n’est pas à jeter. En l’espèce,  même si le développeur du squelette Escal est à la fois disponible et sympathique, il n’empêche qu’il me fallait un moyen de trouver les articles qu’il a mis en ligne sur le paramétrage de son template, le bon moment pour se souvenir du fameux cache.

Résultat Google, en cache
Cliquer sur « en cache » pour accéder à l'information

La page cherchée ne s’affiche pas toute seule, et, le serveur étant en vacances, il m’a fallu demander la version en texte seule, toute autre solution n’aboutissant au bout d’une longue et pénible recherche qu’à une erreur agaçante quoique normale.

Avertissement de Google cache
Cliquer sur texte seul, en bas à droite

Évidemment, le texte qui s’affiche est en version brute et débarrassée de tout effet cosmétique mais on l’a et c’est bien l’essentiel.

Pas sexy, mais lisible et intégral, l'essentiel somme toute
Il ne reste plus, par mesure de précaution et pour son confort personnel, qu’à le copier-coller dans un traitement de texte quelconque et de l’enregistrer sur on ordinateur. Elle est pas belle la vie !

Bonus

Et comme la page mise en cache en cours de consultation garde les liens vers les autres articles du site, un clic droit sur le titre concerné, un clic gauche sur Copier l’adresse du lien et hop on colle dans le moteur de recherche.

Menu contextuel Firefox
Cliquer sur copier l'adresse du lien avec le bouton gauche

 

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Des paniers et des œufs

Logo rond bleuOu pourquoi il est préférable de séparer registrar et hébergeur

De plus en plus d’hébergeurs proposent aussi des services d’enregistrement de noms de domaines. Un bon nombre d’entre eux en offre même un « gratuitement ». Mis à part le fait qu’un truc « gratuit » ne l’est jamais vraiment et qu’il peut revenir fort cher, c’est une solution que je déconseille sérieusement.

Changer d’hébergeur plus facilement

En mai, lorsque j’ai pris la décision de changer d’hébergeurs pour pouvoir à la fois tout avoir au même endroit et développer d’autres sites et avoir des espaces que je peux utiliser à des fins de formation, si mes noms de domaines n’avaient pas été réservés auprès d’un registrar dont-c’est-le-métier, mes sites n’auraient pas été inaccessibles seulement trois jours, mais beaucoup plus longtemps. Et cela pour deux raisons, tout d’abord, je l’ai découvert en me faisant rembourser par Hostpapa1, si j’avais profité de leur offre « domaine gratuit », j’aurais du attendre leur bon vouloir pour le transfert des DNS, et, probablement une quinzaine de jours. Je ne sais pas vous, mais personnellement je trouve que quinze jours avec des sites inaccessibles, ça fait beaucoup.

Il m’a suffit, une fois les bases de données récupérées, les plugins et images en place, et les CMS installés de faire basculer les DNS de chez Gandi2 vers le nouveau serveur. Cinq minutes en tout, et encore j’ai perdu du temps à cause d’un copier-coller idiot, plus une quinzaine d’heures tout au plus de délai de propagation de l’information.

Prix du domaine supplémentaire prohibitif

Par ailleurs, la plupart des offres des hébergeurs de nom de domaine « gratuit » n’en propose qu’un et vous facture les domaines supplémentaires souvent nettement plus cher qu’un registrar. Par exemple, l’hébergeur sus-cité facture le nom de domaine supplémentaire à plus de vingt euros (contre une douzaine hors-taxe,  pour Gandi). On se rend compte facilement, que le gratuit revient finalement assez cher.

Qui est le propriétaire réel du nom de domaine gratuit ?

Et puis, bon je n’ai pas fouillé vraiment la question, mais j’avoue que je me demande tout de même à qui appartient le nom de domaine si gentiment offert. À l’hébergeur ou à l’hébergé ? Quid (et à quel prix) du nom de domaine le jour où l’hébergé change de crèmerie ?

Choix d’extension

Enfin, je doute fort que ceux dont le métier premier est d’héberger un site aient la capacité où l’envie d’offrir une palette aussi large d’extensions qu’un « professionnel de la profession ».

‾‾‾‾‾

  1. C’est d’ailleurs la seule chose que je mets à leur actif, le remboursement intégral et rapide de ce que j’avais versé, mon désistement étant intervenu dans les trente jours suivant l’abonnement à leurs services
  2. je n’ai jamais pratiqué qu’un seul registrar, celui-là. Et même si j’ai des œufs à peler avec eux, je dois tout de même reconnaître que, concernant leur métier de base, ils sont bons.
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Installation de WordPress en local

LogoCe petit mémento a été rédigé pour mes stagiaires, puisse-t-il leur être profitable et servir à d’autres, bien que je sois parfaitement consciente de son peu d’originalité et du fait qu’il est, d’une certaine façon, assez redondant par rapport à l’installation de Spip. Mis à part le fait qu’il faut créer la base de données avant l’installation du logiciel, la procédure est la même : ni plus simple, ni plus compliquée.

Les étapes

Les images sont cliquables si besoin.

1/ Télécharger WampServer et WordPress

Il faut d’abord que l’ordinateur puisse travailler comme un serveur, il faut aussi un module de gestion de base de données, c’est-à-dire le couple PHP-SQL on trouve tout ça dans WampServer, pour Windows et Mamp pour Macintosh.

2/Installer Wamp et le lancer

Cliquer sur l’icône de Wamp (un W rose fluo qui se met dans la barre des tâches à droite) puis sur phpMyAdmin pour créer la base de données.

menu wamp3/ Dans PhpMyAdmin entrer le nom de la base de données

Pas d’espaces, pas de caractères spéciaux, cliquer sur Créer (ou Créate selon la langue) il vous dit qu’elle est créée. On peut fermer.

phpMyAdmin :créer une base de données

4/Décompresser WordPress dans le dossier www de Wamp

Noter qu’avec Mamp pour les mac, il s’agit du dossier htdocs. L’emplacement est impératif.

5/ Revenir sur l’icône de wamp et cliquer sur localhost.

WordPress lance l’installation. Renseigner les informations : nom de la base de données, l’identifiant (obligatoirement root pour une installation en local, surtout pas de mot de passe) et l’hôte, laisser localhost. Ne pas toucher au préfixe de la table.

Boite de dialogue installation wordpressCliquer sur Valider.

C’est installé. Il ne reste plus qu’à indiquer un nom d’utilisateur et un mot de passe quand WordPress le demande et on peut jouer avec.

Travailler avec WordPress

Pour accéder par la suite à l’interface privée de WordPress :

  1. Lancer le serveur (Wamp)
  2. Cliquer sur localhost dans le menu de Wamp puis sur le nom de la base de donnée.
  3. Ou, dans le navigateur, taper l’adresse :

http://localhost/wordpress/wp-admin/

Il faudra donner le nom d’utilisateur et le mot de passe pour y accéder.

Et c’est tout !

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