Les tablettes vont remplacer l’ordinateur, ah ah !

mercredi 7 mai 2014, par ID

On allait voir ce qu’on allait voir. Le bon vieil ordinateur avec clavier et souris était fini, vivent les tablettes. D’ailleurs, on n’achète plus que ça.

C’était le discours répété à l’envi l’année dernière par les journalistes, de courte vue et d’analyse du bout du nez.

Passons sur le fait que rédiger proprement [1] sur une tablette, même équipée d’un clavier externe, devient vite une torture, passons aussi sur leurs capacités limitées qui font qu’elles ne peuvent pas accueillir pleinement, ou de façon franchement satisfaisante, la totalité d’une application professionnelle fonctionnelle un peu complexe, sauf à être obligatoirement connectée, et encore [2]. Passons enfin sur le fait qu’il n’est pas toujours si facile que cela d’appuyer au bon endroit sur une tablette (même avec un stylet, même sur une tablette de grande marque et très chère).

Et puis les chiffres des ventes de tablettes pour le premier trimestre 2014 sont tombés : seulement (!) 3,9% de croissance du marché pour cette période ce qui semble consterner les rédacteurs, entre autres, qui n’avaient pas envisagés que l’on puisse ne pas éprouver le besoin d’acheter un nouvel ordinateur « pour remplacer celui-ci qui marche bien, merci » et que l’on ne désire pas non plus changer de tablette parce que « celle-ci est tout à fait suffisante et d’ailleurs je ne m’en sers pas beaucoup ». Sans oublier le facteur : « chouette, on peut facilement trouver des tablettes pas chères, fonctionnelles et récentes sur le marché de l’occasion [3]. »

Par moments, bon d’accord, souvent, je me dis que certains journalistes manquent beaucoup de recul, les entreprises et analystes financiers aussi, ce qui est plus gênant.


[1Évidemment on peut aussi se contenter de texte mal écrit sans accents corrects ni caractère dits spéciaux parce que pas ASCII.

[2Ce qui pose le problème de l’accès à un réseau et de sa qualité, sans parler du si léger et mineur problème de la sécurité des données et des communications.

[3C’est d’ailleurs de là que vient la mienne qui, définitivement, ne sera pas un outil de travail quotidien.