J’ai failli faire comme Asimov

vendredi 21 mars 2014, par ID

La Secrétaire de directionIsaac Asimov avait l’habitude, dans ses recueils de nouvelles, de raconter un peu de sa vie et la genèse de chaque nouvelle en une sorte de postface pleine de verve et d’humour. Cela lui permettait, affirmait-il, de répondre par avance, ou non, à de nombreuses questions de ses lecteurs et de faire office de biographie. Il soupçonnait certains d’entre eux de préférer le texte de « désannonce » de la nouvelle à celle-ci. Par moment, je me soupçonne moi-même d’en faire autant.

Toujours est-il qu’il avait écrit en 1953 Everest une nouvelle expliquant pourquoi le sommet de l’Himalaya resterait inviolé et inviolable. Problème, le récit avait paru un mois après qu’Edmund Hillary et Tensing Norgay aient vaincus le toit du monde. L’écrivain américain, après avoir expliqué le contexte, les retards consécutifs à la publication du texte et ses demandes auprès de l’éditeur de ne pas publier une nouvelle aussi manifestement dépassée, conclut sur le fait que cela illustre son manque absolu de prescience.

Sans en arriver là, il se trouve que c’est à peu près la période de remise des textes pour le classeur la Secrétaire de direction et que j’avais un article à écrire sur le Cloud ou informatique en nuage (c’est plus joli non ?). À peine, ou presque, avais-je envoyé ma copie que je me rendais compte qu’une information que j’y avais écrite venait d’être caduque. Mais dans ce cas-là il a suffi de renvoyer le texte amendé. Ouf !Accessoirement, l’autre texte portait sur le journal d’entreprise, fiche dont la version existante dans le classeur était bien obsolète.