Différences entre les suites bureautiques

mardi 15 avril 2014, par ID

J’avais commis, il y a un an, un billet sur les différences entre les deux tableurs des deux suites LibreOffice et MS Office. Une note pas exhaustive qui ne portait donc que sur quelques points et que je n’ai pas mis à jour d’ailleurs.Les utilisateurs de LibreOffice ont pondu une comparaison nettement plus complète puisqu’elle porte sur les différences de fonctionnalités entre tous les logiciels communs aux deux suites. Mais c’était en anglais. Je viens de la traduire en français. D’une manière générale, on peut constater que LibreOffice accepte nettement plus de formats et nettement les formats de fichiers anciens ou rares, ce qui est vraiment essentiel pour la pérennité de l’information. [1]

 Traitements de texte

Illustration logo MSO LibODéfinitivement, le traitement de texte de LibreOffice (Writer) est nettement plus puissant, et à l’usage, franchement plus ergonomique et confortable que Word, même s’il est moins « sexy » et a moins de fonctionnalités finalement assez tape à l’œil mais pas si utiles comme les jeux de couleurs qu’on ne peut pas maîtriser à 100 % ou les effets sur les images qui ne passent forcément bien d’une version à l’autre ni à l’exportation dans un autre format. La gestion des styles de Writer est plus efficace sans contredit.

Plus, avec des extensions comme Grammalecte et Writer2Epub, Writer offre non seulement une meilleure qualité formelle, notamment typographique (Grammalecte) mais encore la possibilité de générer des livres numériques (ebook) en un rien de temps (même si je préfère Amanuensis) sans sortir de l’application ni avoir à changer le format de fichier. Et, ça ne figure pas dans le tableau, mais les images sont mieux traitées dans Writer et restent en place.

 Tableurs

La différence majeure reste l’absence de la fonctionnalité « Tableau » qui, du reste, pose des problèmes de compatibilités entre les tableurs.

Après, effectivement, on ne peut pas, faire de graphique croisé dynamique dans Calc, mais cela ne fait pas partie des fonctionnalités les plus utilisées. La puissance de calcul reste la même des deux côtés, ce qui est essentiel. Et, bien que cela ne figure pas dans la liste, puisque cette fonction est commune aux deux tableurs, la gestion des listes déroulantes dans les cellules est franchement mieux (et plus puissante) ainsi que celle des noms de plages.

 Présentations

Le 15 avril, j’écrivais : je passe mon tour. Impress ne me paraît pas vraiment abouti, je ne parle pas des fonctionnalités mais du fonctionnement, d’un autre côté, y a-t-il encore un avenir pour ce type d’outil ? Et là, je n’en suis pas sûre du tout.

Le 16 juin : je précise que, compte tenu des développements des dernières versions, Impress a fait beaucoup de progrès et devient tout fait utilisable professionnellement. Voir mon article sur Impress du 24 avril, on peut y télécharger une présentation de présentation des fonctions utiles.

 Bases de données

D’un côté, on a un module qui existe dans toutes les versions de la suite bureautique et qui peut se connecter à d’autres modules de base de données, mais qui reste encore, disons, prometteur et peut servir d’interface à des systèmes puissants. De l’autre on a un logiciel qui n’existe que pour un OS et encore pas dans tous les packs de la suite mais qui est, certes plus puissant, mais plus fermé.On compare des poules et des lapins en fait. Mais moi j’aime bien Base malgré ses défauts, et surtout, tout ce qu’on peut faire avec dans Writer et Calc.

Je vous laisse juges.


[1Ce qui ne doit pas vous empêcher de réenregistrer vos « vieux » fichiers avec des extensions plus pérennes comme .odt pour les textes ou ods pour les classeurs.